Quand les amphibiens s'invitent sur les chantiers d'autoroute...
La Grenouille Paedophryne amauensis ne mesure que 7,7 millimètres en moyenne, ce qui fait d'elle le plus petit vertébré du monde ! Ce petit batracien a été décrit par des scientifiques en janvier 2012. En France métropolitaine, on dénombre 39 espèces d'amphibiens actuellement. Mais près d'une sur cinq pourrait disparaître dans les prochaine années ! En cause : la pollution des eaux, l'assèchement des mares et... les voitures. En effet, les batraciens se font très régulièrement écraser sur les routes en essayant de traverser.

Quand les amphibiens s'invitent sur les chantiers d'autoroute...

Afin de limiter ces phénomènes, de plus en plus d'infrastructures sont équipées de crapauducs : des passages, généralement construits sous la route, qui permettent aux amphibiens de traverser sans danger.
Au départ, ces crapauducs étaient mis en place par des associations de protection de la nature. Mais depuis quelques années, pour construire une route ou un bâtiment, le maître d'œuvre (personne ou entreprise chargée de la conduite des travaux) doit prendre des mesures pour éviter, ou au moins limiter, les dommages causés à la biodiversité. 

Cette obligation est issue de la directive du 21 avril 2004 sur la responsabilité environnementale.
Par exemple, lors de la construction de l'autoroute A65, la société A'lienor, maître d'œuvre du chantier, a reconstitué des mares de substitutions et installé des passages à faune sous les voies. Ces passages ont pour but de recréer des corridors entre différents réservoirs de biodiversité. L'objectif est de recréer au niveau national un réseau écologique, la « Trame verte et bleue », afin que les animaux puissent se déplacer sans risque. Afin d'optimiser ce maillage, le CNES utilise les images fournies par le satellite Pleïades pour cartographier les corridors écologiques dans chaque région.

En savoir plus:

- Le site du CNES
- Le site d'A'lienor, le concessionnaire de l'A 65

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